Voici mes 5 jours de retraite, un journal de tranche de vie, que je partage avec vous pour laisser une trasse de tous mes enseignements.Je tiens vraiment à remercier particulièrement l’enseignement de Peio et de Sylvain et ce lieux de paix intérieure naturelle.
1er jour Retour sur le stage de méditation à Dhagpo Kagyu Ling, temple bouddhiste en Dordogne.
Dès le début du stage, chacun a pu exprimer ses intentions et ses attentes : pourquoi suis-je ici ? Qu’est-ce que je viens chercher ? Un moment pour se poser, se recentrer, comprendre, expérimenter… Ce temps de partage a permis à chacun de s’impliquer activement dans la démarche.
Nous avons mis en place un salon de lecture, avec de vrais livres à disposition. Un espace pour lire, discuter, se détendre, et continuer à explorer les enseignements en dehors des sessions formelles.
Un point central du stage était la clarification : quelles sont nos confusions par rapport à la méditation ? Sur quoi s’appuie-t-on vraiment ? Aujourd’hui, la méditation est populaire, mais il est important de comprendre pourquoi on médite, comment, et dans quelle intention. C’est cette intention qui donne une direction, un sens à notre pratique.
La méditation bouddhiste ne se limite pas à une technique : elle est liée à une tradition vivante, à une transmission de maîtres, à des instructions valides. Cela passe par un processus d’étude, de réflexion et de mise en pratique. Petit à petit, on comprend où l’on en est, d’où l’on part, et vers quoi on souhaite aller.
Nous avons également revisité l’histoire du Bouddha Shakyamouni : sa naissance en Inde, sa vie de prince, sa quête, ses années d’ascèse extrême, et sa réalisation de l’éveil sous l’arbre de la Bodhi. À travers son expérience, il a enseigné les Quatre Nobles Vérités, qui sont encore aujourd’hui le cœur du chemin bouddhiste.
Au fil du temps, ces enseignements ont été transmis et adaptés selon les cultures : Inde, Chine, Japon, Tibet… Jusqu’à aujourd’hui, où ils continuent à vivre à travers des lieux comme Dhagpo. Ici, nous avons accès à une bibliothèque vivante, un institut d’étude, des lieux de retraite, et surtout une communauté qui permet de pratiquer et d’approfondir.
Le chemin est progressif. On commence par de courtes méditations, puis on allonge le temps petit à petit. L’idée est d’y aller avec douceur, régularité, et sans pression : 5, 15, 30, 45 minutes… jusqu’à ce que la méditation devienne une habitude rafraîchissante, un moment pour soi.
La méditation, ce n’est pas une performance, ni un travail à accomplir. C’est prendre soin de son esprit, avec douceur, clarté et bienveillance. Observer, laisser les pensées passer comme des nuages, et revenir à l’instant présent. Se rendre disponible à ce qui est là, et s’installer simplement, confortablement, avec l’envie sincère de se reconnecter à soi-même.
Un grand merci à toutes les personnes présentes pour leur engagement, leur écoute et leur partage. Ce stage fut une belle parenthèse, à la fois profonde, simple et pleine d’humanité.
🧘♂️ 2e Jour de Méditation — Qualité de présence & apprivoisement de l’esprit
🌄 Bilan et approche
- Faire le point sur la séance d’hier.
- Privilégier la qualité de présence à la quantité : fractionner les temps de pratique si besoin.
- Éviter la lourdeur, la stagnation : méditation vivante, pas figée.
🌬️ Shamatha & Vipashyana
- Shamatha (calme mental) : base nécessaire, souvent avec support (respiration, etc.).
- Vipashyana (vision pénétrante) : naît de la stabilité de shamatha.
- L’un et l’autre mènent au laktong : voir clairement, avec lucidité.
- Pour cela, la détente est essentielle → elle rend la focalisation naturelle.
🌫️ Gestion des pensées
- Les pensées passent comme des nuages, on ne les suit pas → accueillir sans importance.
- « Tout va bien, j’ai de la chance d’être ici » : posture intérieure de gratitude et de disponibilité.
- Le juste milieu : pas de crispation sur « Shiné », pas de rejet des pensées → expérimenter l’ouverture.
👁️ Regard & présence naturelle
- Méditation yeux ouverts, regard panoramique, non fixé.
- Se détendre, ne rien faire : c’est là que les pensées se déposent.
- Par cette ouverture, on observe l’esprit dans son fonctionnement naturel.
🧠 L’esprit et son apprivoisement
- La tranquillité vient avec l’habitude, pas par le contrôle.
- Relâcher peut faire peur → c’est normal. C’est en restant avec ce qui est qu’un espace s’ouvre.
- L’image du cheval sauvage : au début indompté, avec le temps on l’apprivoise.
- Prendre confiance dans le processus, même dans l’inconfort.
🔁 Toujours débutant
- On reste débutant : l’humilité dans la voie est une force.
- 3 types de débutants dans le véhicule bouddhique :
- Conduite éthique.
- Discernement / compréhension / sagesse.
- Entraînement méditatif par étapes.
🧑🏫 Importance d’un enseignant qualifié
- Pour orienter la pratique, la posture, la compréhension.
- L’enseignant guide jusqu’à l’autonomie intérieure.
❓ Pourquoi c’est si difficile de méditer ?
- Parce que relâcher peut réveiller des peurs enfouies.
- Mais ce relâchement peut aussi faire tellement de bien.
- Il n’y a rien à atteindre : seulement observer, se laisser toucher par l’expérience.
👁️🗨️ Focalisation naturelle
- La conscience fixe naturellement (surtout la visuelle), et c’est OK.
- Le but n’est pas de bloquer, mais de voir ce qui se passe en nous.
- On peut choisir un objet (souffle, son, etc.), mais ce n’est pas obligatoire.
- Le plus important : voir qu’on est focalisé, puis observer ce qui émerge et disparaît.
⛰️ Une image : le paysage depuis une montagne
- Instant de présence totale : relier cette sensation à la méditation.
- Le but n’est pas l’absence de pensées, mais une relation juste à ce qui est là.
- La lucidité : lumière qui reconnaît ce qui se manifeste.
🌸 Pacification & douceur
- Pas de lutte intérieure → douceur pour apprivoiser.
- Se laisser traverser, sans s’agripper.
🧍♂️ Posture du corps : les points clés
- Dos droit, pieds au sol, confort personnel essentiel.
- Estomac légèrement rentré, buste aligné (attention aux mains qui tirent les épaules en avant).
- Nuque étirée, menton bas, mâchoire détendue.
- Respiration nasale, regard vers l’horizon et légèrement vers le sol.
- Langue sur le palais mou.
- Quand le corps est en équilibre, il devient un allié de l’esprit.
- Demi-ouverture des yeux : ni fermé, ni totalement ouvert.
🧘♀️ 3e Jour de Méditation — Clarté, distractions et stabilité
💭 Les pensées : normales et naturelles
- Les pensées nous traversent : c’est normal.
- La clé : ne pas s’identifier à elles, les laisser passer.
- Retrouver un goût de détente à partir d’expériences connues :
« Je me fous la paix, c’est nécessaire pour moi. »
🧠 C’est quoi Méditer ?
- Rester dans la distraction… sans l’être.
- Apprendre à repérer quand l’esprit part ailleurs, avec douceur.
- Petit à petit, je vois plus clair sur ma situation intérieure.
- Méditer, c’est ne pas laisser les distractions gouverner ma présence.
⚠️ Distractions : leur poids et leur nature
- Elles peuvent être une source de mal-être si elles sont subies.
- Force mentale = capacité à rester avec soi, sans rejet ni fixation.
- 2 types de distractions :
- Intérieures (pensées, émotions, préoccupations…).
- Extérieures (bruits, sollicitations, écrans…).
❓ Pourquoi méditer ?
- Pour ne pas rester dans l’ignorance.
- Comprendre ce qui attire mon attention et pourquoi.
- Voir la place que je donne aux objets mentaux ou sensoriels.
- Observer nos automatismes d’intérêt.
🧘♂️ Entraînement proposé
- 30 min de méditation :
- Support : objet ou souffle.
- Compter les respirations (cycles de 5, 6, puis 21+).
- Pas de blocage, pas d’exclusion des pensées → juste présence qualitative.
- Fractionner si besoin pour gagner en confiance.
🧩 Analyser sans ruminer
- Laisser passer les préoccupations, ne pas trop leur donner d’importance.
- De temps en temps, savoir dire : « On s’en fout. »
- Équilibre : ni rejet ni saisie.
- L’esprit est vivant → il faut toujours s’ajuster.
🪨 La stabilité
- Ce n’est pas une fixité, mais l’absence de préoccupations envahissantes.
- De reconnaissance en reconnaissance, on se stabilise peu à peu.
- Présence constante mais souple.
🧩 Les événements de l’esprit
- Drenpa : souvenance de l’objet → piquet planté dans le sol.
- Chechin : lucidité → la longe attachée au piquet.
- L’un maintient la présence, l’autre éclaire comment elle est vécue.
🌫️ Attention aux pièges de la pratique
- Trop cultiver les pensées dans la méditation peut nous enfermer.
- Il faut rester dans une qualité de fraîcheur et de simplicité.
- Ne pas se laisser piéger par une méthode rigide.
🌱 Stabilité & corps
- La posture droite soutient la clarté mentale.
- Quand je me redresse, je retrouve une présence plus ouverte.
- Le lien entre corps et esprit est essentiel pour ancrer la stabilité sur le long terme.
💗 Compassion & ouverture
- Intégrer une compassion naturelle dans tous les processus de l’esprit.
- Prendre conscience de notre propre situation, puis celle des autres.
- Ignorance = racine du déséquilibre.
- Plus je me connais moi-même, plus je suis en lien juste avec les autres.
➡️ Transition :
Ce sera le point central du 4e jour de méditation :
Comment développer la compassion et sortir de l’ignorance.
🧘♀️ 4e Jour de Méditation — Distractions, Compassion & Compréhension profonde
🧭 Rappel technique : les bases de l’attention
- Drenpa : la souvenance → l’attention posée, stable, comme un piquet planté.
- Chechin : la lucidité → la corde qui relie au piquet, la clarté dans la manière d’être présent.
- Moins de distraction = moins de fatigue mentale.
- Tout cela demande du courage, de la détermination, de la clarté.
📚 Méditer = pratiquer + étudier
- C’est l’entraînement + la réflexion qui nourrissent une transformation authentique.
- Dans le bouddhisme (comme dans d’autres traditions) : les 3 piliers fondamentaux :
- Vue juste
- Conduite éthique
- Méditation
- Ils sont indissociables.
🌬️ Exercice de méditation
- Support : le souffle ou sa visualisation (faisceau lumineux).
- Cela peut dissiper la torpeur, mais il ne faut pas tomber dans la recherche de « l’antidote parfait ».
- Posture, regard, souffle, attention vigilante, rien de figé.
💗 Compassion : cœur de la voie Mahāyāna
🔍 Qu’est-ce que la vraie compassion ?
- Compréhension profonde de la souffrance sous toutes ses formes.
- Ce n’est pas seulement : « je vois quelqu’un souffrir, je veux l’aider ».
- C’est : reconnaître la souffrance dans l’agréable comme dans le douloureux.
- Par exemple : quelqu’un qui a “tout pour être heureux” peut rester en souffrance subtile (angoisse de perdre, dépendance, ignorance…).
🧠 Éducation intérieure
- M’éduquer, me renseigner, me corriger.
- Me demander :
Qu’est-ce qui est approprié de faire, de penser, de cultiver pour vivre en cohérence avec mes qualités profondes ?
- C’est là qu’intervient le rôle fondamental d’un maître spirituel qualifié, capable d’indiquer avec précision ce qui aide ou ce qui nuit à cette évolution.
⚠️ Piège à éviter : la fausse « distance »
- Dire : « tout est illusion, donc ça ne me touche plus » → ce n’est pas de la vraie compassion.
- Un vrai pratiquant Mahāyāna ressent profondément la souffrance des autres, même s’il reconnaît la vacuité des phénomènes.
- Le bodhisattva n’est pas détaché émotionnellement, au contraire : il est touché, concerné, pleinement présent.
🌍 Souhait universel
- On ne peut pas aimer tout le monde, mais on peut souhaiter que tout le monde soit heureux.
- Cette intention, simple mais puissante, est le cœur même de la compassion universelle.
🌀 Retour au centre
- Ramener le point de regard vers le centre.
- “Je respire pour mon propre amour” → méditer devient un acte d’amour pour soi-même, pour mieux aimer les autres.
🔁 Clôture
- Un esprit non entraîné est toujours occupé.
- Mais par la pratique, on retrouve ce goût de stabilité simple, naturelle.
- Shiné (Shamatha) : l’esprit posé, calme, vivant mais non distrait.
🌿 Jour 5 – Méditation Dakpo : Vers l’autonomie intérieure
Ce cinquième jour du stage est une invitation à se recentrer, à se reconnecter à soi et à découvrir un espace de liberté intérieure. Il s’agit de trouver son autonomie, et de reconnaître l’enseignant en soi-même.
🧘♀️ La pratique : présence au souffle
Nous commençons par une méditation guidée sur la respiration, en comptant les cycles, pour retrouver la détente, la concentration, la clarté. Puis, doucement, nous relâchons ce support pour entrer dans la présence pure à l’esprit, dans sa nature ouverte, calme et consciente.
C’est cette expérience directe de l’esprit en son état naturel qui devient le cœur de la pratique. Être là. Se laisser être. Simplement.
❓ Pourquoi l’esprit cherche-t-il toujours à s’occuper ?
En explorant notre propre esprit, nous touchons à une vérité plus profonde : le mal-être, cette agitation de fond que nous tentons souvent de fuir ou d’oublier. Le Bouddha a décrit quatre vérités fondamentales sur ce mal-être, et ce jour de pratique nous permet d’en ressentir toute la pertinence.
🌱 Les 4 vérités du mal-être (Dukkha)
- Reconnaître la souffrance : Ce n’est pas que la douleur physique. C’est aussi la peur de perdre ce qu’on aime, l’insatisfaction chronique, l’envie, l’attachement.
- Identifier ses causes : L’ignorance, les désirs compulsifs, les actes non conscients.
- Savoir qu’elle peut cesser : Il est possible de sortir de ce cycle, d’expérimenter une paix profonde.
- Suivre un chemin vers cette libération : Une voie éthique, consciente, tournée vers la sagesse.
🌍 Comprendre les mondes que nous créons
Chacun expérimente le monde selon ses actes passés, ses intentions, son regard. Il existe une infinité de mondes : heureux, douloureux, subtils, grossiers. Ce sont les fruits de nos actions, de nos états intérieurs.
Même dans ce monde-ci, deux personnes peuvent vivre des réalités totalement opposées. Pourquoi ? Parce que l’esprit conditionne notre perception, nos réactions, notre expérience.
💡 Et si la clé était dans l’esprit ?
La conscience peut se connaître elle-même. Elle peut être transformée, éclairée, apaisée.
C’est pour cela que ce stage propose aussi un temps pour faire le tri :
- Qu’est-ce qui est vraiment important pour moi ?
- De quoi ai-je vraiment besoin ?
- Puis-je me contenter de ce que j’ai déjà ?
- Comment trouver une liberté intérieure sans tout abandonner ?
🌸 Vers une autonomie douce et éthique
Ce chemin n’est pas un renoncement au monde. C’est une manière d’y vivre plus librement, plus consciemment. Cela passe par :
- La clarté d’esprit
- La conduite éthique
- La reconnaissance du pouvoir de nos actions
- Et surtout, par prendre soin de notre esprit, aujourd’hui et pour les jours à venir.
Ce 5e jour, nous vous invitons à cultiver la confiance dans votre propre chemin.
À découvrir en vous un espace stable, libre, vivant.
Et peut-être… à entendre enfin la voix intérieure qui vous guide avec sagesse et douceur.
Jour 5 – Vers l’autonomie intérieure
Ce cinquième jour de retraite à Dhagpo a marqué une étape importante dans le cheminement : apprendre à trouver notre autonomie intérieure, à devenir notre propre enseignant. Cela ne veut pas dire avancer seul, mais plutôt apprendre à reconnaître en nous les ressources, les repères, et la capacité à discerner avec clarté.
Nous avons continué la méditation, en affinant notre attention grâce au comptage du souffle. Ce support simple permet de stabiliser l’esprit, d’installer une présence paisible. Puis, petit à petit, on apprend à lâcher ce support pour goûter à un état plus naturel de l’esprit — un état ouvert, sans effort, mais éveillé. Rester là, dans cette expérience directe, c’est commencer à reconnaître la nature même de notre conscience.
Mais pourquoi notre esprit veut-il toujours être occupé ? C’est là que les enseignements bouddhistes prennent tout leur sens. Le Bouddha a révélé les quatre vérités des êtres nobles, dont la première est : reconnaître l’existence du mal-être. Pas pour se décourager, mais au contraire, pour apprendre à en sortir.
On a exploré ces trois dimensions du mal-être :
- La souffrance évidente, celle des maladies, des pertes, des douleurs.
- Le mal-être lié au changement, même les plaisirs sont instables : ce qui est agréable finit toujours par passer.
- Le mal-être plus subtil, lié à notre condition même d’existence : naître dans un monde conditionné, sans réelle liberté intérieure, parce qu’on agit souvent par habitude, sans conscience claire.
Cela nous amène à une réflexion profonde : tout est conditionné, donc impermanent. Et pourtant, chaque être cherche le bonheur. Alors pourquoi tant d’inégalités, de souffrances et de bonheurs si différents ?
La réponse se trouve dans la loi du karma : nos actes, intentionnels, ont des conséquences. Certains sont communs à plusieurs êtres (ce qui fait qu’on partage le même environnement), d’autres sont individuels (ce qui façonne notre expérience personnelle dans ce monde). D’où cette diversité d’existences et de vécus, parfois opposés, au sein d’un même monde.
Ce que nous vivons est donc le fruit de nos actions passées, mais le présent est toujours une opportunité de transformation. En cultivant des actions positives, une éthique juste, et une attention consciente, on pose les graines d’un avenir plus libre.
Nous avons aussi évoqué l’existence d’autres formes de vie et de conscience, des êtres qui vivent des renaissances heureuses, subtiles ou, au contraire, extrêmement difficiles — souvent invisibles à nos yeux humains, mais dont la réalité est décrite dans la tradition bouddhiste.
Face à cela, la voie de la méditation prend tout son sens :
C’est une manière de prendre soin de notre esprit, aujourd’hui et pour demain.
C’est un chemin pour mettre de l’ordre dans notre vie, avec les repères offerts par les quatre vérités, dans un environnement favorable.
Petit à petit, on apprend à se contenter de ce que l’on a, à se libérer des préoccupations superficielles, sans forcément tout abandonner, mais en ajustant notre regard. La vraie richesse est intérieure.
Ce jour-là, on a touché du doigt ce que signifie cheminer avec un guide, tout en développant son autonomie. Trouver la paix dans la simplicité. S’installer dans une assise confortable. Prendre le droit de ne rien faire, sauf être là, présent à ce qui est.
Méditer, ce n’est pas “faire quelque chose” — c’est s’offrir un espace.
Un moment pour revenir à soi, poser les valises, et laisser passer les pensées comme des nuages.

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